Un livre fantasy incomparable : La Roue du Temps de Robert Jordan

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J’ai réalisé que les deux derniers articles publiés étaient consacrés au portrait de Robert Jordan et à la série d’Amazon La Roue du Temps. Pourtant nous n’avions encore rien écrit sur les livres eux-mêmes. J’ai décidé d’y remédier en me lançant dans une nouvelle critique livresque. C’est parti !

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Un récit épique

« La Roue du Temps tourne, les Ères se succèdent, laissant des souvenirs qui deviennent légende. La légende se fond en mythe, et même le mythe est depuis longtemps oublié quand reparaît l’Ère qui lui a donné naissance. »

Incipit de La Roue du Temps

C’est par ces quelques mots que commencent chacun des tomes de La Roue du Temps. Le ton est magistral et un souffle épique semble déjà parcourir l’ouvrage alors que vous n’avez pas encore pleinement entamé votre lecture. Il faut au moins ça pour accrocher le lecteur dans cette saga fantasy titanesque qui comporte 14 tomes (des pavés de 800 pages) et une préquelle.

La Roue du Temps est l’un des cycles majeurs de la high Fantasy. Et c’est aussi le seul qui fait l’unanimité dans notre équipe de rédacteurs. Dans ces romans de fantasy, la plume de Robert Jordan se déploie avec toute la virtuosité d’un poète, le soin du détail d’un chasseur et la créativité d’un grand maître de la fantasy.

L’intrigue de La Roue du Temps

L’intrigue initiale est simple : Rand, un jeune fermier voit son village se faire attaquer par d’ignobles créatures qui cherchent la réincarnation du Dragon,( un héros de légende) pour le tuer . En effet, le Dragon Réincarné doit mener ses armées lors de la bataille finale contre le Ténébreux (le gros méchant de l’histoire). Avec trois de ses amis, une magicienne et un guerrier, il va s’enfuir afin de protéger ses proches et pour savoir qui de lui, Perrin ou Mat est le Dragon Réincarné.

Le pitch paraît simple, voir déjà vu en high fantasy (Eragon de Christopher Paolini ou Génésia de Alexandre Malagoli commence d’ailleurs comme cela). Les mauvaises langues diront même que l’opposition manichéenne du héros face au Ténébreux est facile et qu’il s’agit d’une « intrigue à la Tolkien ». Mais l’œuvre de Robert Jordan se distingue autant sur le fond que sur la forme grâce à la finesse de l’auteur… Qui est bien plus fin Tolkien si on en croit Jeremy

La Roue du Temps : un chef d’oeuvre littéraire

Très vite l’histoire va se détacher de Rand et nous permettre de découvrir ce que pensent et vivent les autres personnages. Tout d’abord ses meilleurs amis : Perrin le forgeron et Matt le farceur. Puis, ce sera le tour d’autres protagonistes plus ou moins proches de Rand de devenir les héros du récit. Pendant quelques chapitres on verra donc Nynaeve ou Egwene (des amies d’enfance de Rand) apprendre à maîtriser leurs pouvoirs… On découvre enfin quels sont les plans de Moiraine (la magicienne qui accompagne les jeunes gens au début du roman) et ce que pense son guerrier Lan.  Puis on voit les obstacles auxquels est confrontée Elayne (une princesse), etc.
Les 14 tomes nous permettent de voir les personnages murir et évoluer, faire des erreurs tragiques, perdre des compagnons, s’en faire d’autres, etc. C’est une véritable fresque épique qui se déroule sous nos yeux. Et les fois où j’ai eu envie de claquer Elayne (quand elle fait sa princesse-tête-à-claque), je pouvais allègrement rire avec Matt le chapitre suivant ou découvrir ce qu’Egwene avait pensé du comportement d’Elayne. Cette focalisation multiple (on a accès aux pensées de plusieurs personnes) permet d’ailleurs de souligner/dévoiler de nombreux quiproquos.

Des Super-vilains complexes

Alors que l’intrigue gagne en complexité, Robert Jordan parvient à donner la part belle aux « méchants » : les réprouvés qui travaillent pour le Ténébreux. L’auteur nous permet de suivre également ces personnages et nous découvrons un groupe d’individus différents. Ils sont tous animés par des motivations qui leur sont propres et complotent aussi bien contre « les héros » que les uns contre les autres.

Un univers riche et développé

Carte La Roue du Temps

Ce qui frappe avec La Roue du Temps c’est la richesse de l’univers élaboré par Robert Jordan. En effet, non content de développer une intrigue sur 14 tomes, l’auteur a créé des peuples différents qui ont un passé, une langue, des coutumes… Et tout cela, il nous le fait découvrir, petit à petit. Ainsi, les Seanchans, ont tout un système de classes qui régit leur société. Les Aiels suivent un code d’honneur. Les Rétameurs suivent la pacifique Voie de la feuille et il y a tout une manière de courtiser des Saldeens…
L’univers mis en place par Robert Jordan est très construit et cohérent. Il quitte l’espèce d’inspiration médiévale européenne dans laquelle s’enferme beaucoup de livres fantasy pour proposer un récit innovant.

Le seul bémol que certains pourraient noter sera le rythme (lent et long) de cette saga fantasy. Mais c’est sans doute ce qu’il faut pour mettre au point une saga aussi complexe… Et puis… Vous savez ce qu’on dit… Plus c’est long, plus c’est bon…

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Elsa c'est une passionnée de livres de fantasy, avec elle, les chroniques livresques seront rapidement rédigées et avec une précision mordante ! Elle aurait préféré naître elfe mais on ne choisit pas sa "classe" à sa naissance dans le monde réel. Du coup, elle a trouvé une solution intermédiaire en faisant des jeux de rôles avec ses amis et en jouant aux jeux-vidéo. En dehors de ça, Elsa fait de la couture (cosplay oblige), regarde des séries, cuisine... Bref, elle s'amuse !

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